Sonia QA

« Cadre à Haut Potentiel »
(2017)
Sculpture
63 x14 x14 cm
Pièce unique
Céramique (grés brut et émaillé) / Bêton / Bois / Acier

Presentation de l'oeuvre

A propos de l’œuvre :


« Cadre à haut potentiel » est venue d’un sentiment complexe,
ambivalent quant à l’ascension sociale, où l’humain peut s’abîmer
alors qu’il semble s’élever. Comme s’il s’étiolait de ses qualités et
vertus en se courbant sous le poids de ses travers et de ceux du
système absurde dans lequel il s’est piégé. Par ces corps qui
s’écrasent pour atteindre le sommet, le poste ou le statut convoité,
symbolisé par le cadre, l’œuvre souligne la perte de sens et la
souffrance muette. Cadre rose, idéalisé et pourtant corrompu, qui
peut faire devenir ce que l’on ne pensait jamais pouvoir être".


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A propos de l'artiste

Sonia QA s’est engagée dans une pratique artistique de sculptrice et de céramiste après une carrière de psychologue. Mais si le choix de l’art consiste pour elle à tourner une page de sa vie, il ne s’agit pas pour autant de plonger totalement dans un autre monde.

On associe souvent au mot « art » un monde de beauté et de rêverie qui serait totalement étranger à la réalité de l’activité productive quotidienne que la majorité des individus en âge de travailler connaissent, et qu’un célèbre slogan avait situé entre métro et dodo. 

Or, Sonia QA a choisi de faire de cette réalité la matière de son œuvre. Spécialiste de psychologie du travail, experte des risques psychosociaux dans le monde de l’entreprise, l’artiste a en effet développé une série de pièces inspirées des formes cyniques du management contemporain. « Montrer son travail » prend donc dans la pratique de l’artiste un double sens. 

Ce qu’elle donne à voir dans ses sculptures est le fruit d’une connaissance de la personne qui adhère à un système qui l’aliène et la pousse à être responsable de son propre anéantissement. Derrière des titres repris des outils et discours managériaux courants, les créations de l’artiste démontent l’hypocrisie de la fausse autonomie et de l’idéologie de la performance. 

Dans un vocabulaire formel qui évoque parfois le croquis, des figures schématiques prennent une épaisseur sculpturale. Et c’est là que le jeu commence : des êtres en principe sans qualité, standardisés, acquièrent une valeur esthétique par le travail de la céramique. Leur aspect brut, leur absence d’expression les rend soudain humains, tandis que leurs failles intérieures semblent venir briller dans la craquelure des émaux. Ils ne servent pas seulement à l’artiste pour porter une critique ironique à l’encontre d’un monde faussement lisse, ils suscitent une sorte d’empathie. Et comme s’ils étaient appelés à former une armée de terre cuite comme celle de l’empereur Qin, les petits golems de Sonia QA pourraient aussi nous protéger, en nous rendant plus humains. 


https://www.instagram.com/soniaqa.art